Un tremblement de terre au Québec, est-ce possible ?

Un tremblement de terre au Québec, est-ce possible ?
01 Feb 2016

Saviez-vous que, selon Ressources naturelles Canada, le risque d’un séisme important dans la région de Montréal-Québec-Ottawa est de 5 % à 15 % ?  Saviez-vous que la zone sismique de Charlevoix-Kamouraska est l’une des plus actives de l’est du Canada?  Des séismes dévastateurs s’y sont produits dans le passé et continueront inévitablement à se produire dans le futur.

En 1988, un séisme de magnitude 5.9 s’est produit à 35 km au sud de Chicoutimi, occasionnant des dommages estimés entre 10 et 50 millions de dollars. Ce même séisme a endommagé des édifices jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres de son épicentre. L’un des murs de l’hippodrome de Québec s’est effondré.   Quelques hôpitaux de la basse ville présentaient également des fissures significatives. À Montréal, une tour de la raffinerie Shell a perdu des briques et l’Hôtel de Ville de Montréal-Est a tellement subi de dommages importants qu’il a dû être reconstruit. Et pourtant, le séisme a eu lieu à plus de 300 km!

Tous les cinq jours, un séisme  se produit dans l’ouest du Québec. Ces séismes ne sont généralement pas ressentis par l’ensemble de la population. Mais l’activité sismique y est tout de même notable. C’est d’autant plus troublant que les régions urbaines de Montréal et d’Ottawa-Hull sont localisées dans cette zone.

Autre zone canadienne que l’on doit garder au garde à vue : la vallée du Saint-Laurent, qui se trouve sur la faille Laurentienne. Après la côte de la Colombie-Britannique, il s’agit de la zone sismique la plus sensible au Canada.

À titre informatif, la Ville de Montréal a été construite sur cette faille.

Au Québec, on rapporte qu’ « à peine plus de 40 % des entreprises sont protégées »[1] contre les tremblements de terre. Plusieurs facteurs contribuent à cette statistique : la menace « non fondée » de ce type de phénomène dans notre région et le coût de cette garantie se retrouvent en tête de liste des raisons pour lesquelles les Québécois refusent souvent cette garantie. Plusieurs personnes pensent également à tort qu’en cas de tremblement de terre, ils recevraient l’aide financière du gouvernement canadien. Or, saviez-vous que le montant de l’aide financière admissible pour les propriétaires d’une entreprise correspond « à 75 % des dommages admissibles […] pour les dommages aux bâtiments, sans excéder 200 000 $ »[2] ? Les coûts supplémentaires demeurent donc à la charge du propriétaire.

Et vous? Êtes-vous dans un secteur à risque pour les tremblements de terre? Cliquez ici pour le savoir : http://www.iclr.org/homeowners/earthquakerisktool.html

[1] Selon les propos de Pierre Babinsky, directeur des communications et des affaires publiques du Bureau d’assurance du Canada (BAC) dans une entrevue accordée pour la ChADPresse – Été 2015

[2] http://www.securitepublique.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/securite_civile/aidefinanciere_sinistres/depliants/daf_entreprises.pdf

 

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Geska

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